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23/10/2007 - Un audit sécurité wifi
Nous avons réalisé dernièrement, lors d'un test d'intrusion, un audit de sécurité WiFi dont les résultats se sont révélés assez typiques ! Grâce à nos cartes munies du chipset Atheros et de la distribution en LiveCD Linux Backtrack , nous avons sniffé les communications Wifi et découvert que la sécurisation utilisée reposait sur le protocole propriétaire Cisco LEAP (LightWeight EAP). Cisco décrit ainsi la séquence d'authentification et d'échangede clés de la façon suivante :
Il est important de noter que le trafic réseau entre l'AP et le serveur d'authentification (en général RADIUS) sont réalisées sur le LAN et donc hors de portée des attaquants. Par ailleurs, et c'est d'ailleurs le cas là, le serveur RADIUS utilisé est parfois directement embarqué sur l'AP.
Ci-dessus, on observe bien le nonce de 8 octets.
La réponse du client est générée ainsi : 3 copies du nonce sont chiffrées en DES par 3 clés distinctes : on les obtient en hashant le mot de passe (via MD4, produisant un aggrégat de 16 octets), en le concaténant avec 5 octets null, puis en le découpant en 3 séquences (clés) de 7 octets.
Le client envoie alors le challenge-response de 24 (3x8) octets, que l'on peut observer dans la capture ci-dessus.
La faiblesse de LEAP tient dans le fait que le clair est connu (pas de chiffrement du nonce) et que la 3ème clé DES est quasiment connue : les 5 derniers octets (sur 7!) sont "0" ! Il devient assez simple de lancer une attaque par dictionnaire ou brute force en utilisant cette optimisation.. pour chaque test de mot de passe, seul le 3ème et dernier bloc DES est généré : si celui-ci correspond à la capture, le second bloc est calculé. En cas de correspondance, le premier bloc est alors calculé : si de nouveau il y a correspondance , le mot de passe est trouvé !
On voit bien le client envoyer un challenge de 8 octets..... .. auquel l'Access Point répond par une donnée de 24 octets. Dans une seconde trame, l'AP envoie la clé de session :
Lors de notre audit, nous avons évidemment tenté (et réussi à casser le mot de passe) grâce à l'outil thc-leapcracker en mode brute force :
La conclusion ? Une mauvais mécanisme de sécurité permet à un attaquant :
Ce mot de passe est malheureusement celui du Wifi mais également celui du domaine, et de l'accès VPN !!! On comprend aisément les dégats.. C'est pourquoi nous préconisons :
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